Saarbrücken baut Brücken. Liller und Kölner treffen sich im Saarland

Auch in diesem Jahr trafen sich Mitglieder des Freundeskreis Köln-Lille und der Association Cologne-Lille-Erfurt an einem dritten Ort – c’est une rencontre en tiers lieu, sagt man in Frankreich. Die Wahl fiel auf Saarbrücken und seine Umgebung. Kaum eine Region spiegelt die wechselhafte deutsch-französische Geschichte so greifbar wider wie das Saarland. Und wie man heute im grenznahen Raum miteinander lebt, interessierte uns ebenfalls.

Thierry Becqueriaux und seine Frau Brigitte von der ACLE haben einen interessanten und ausführlichen Bericht über diese Begegnung verfasst. Einigen Fotos folgt ihr Text auf Französisch, im Anschluss daran eine Übersetzung ins Deutsche. Viel Freude beim Lesen.

Das Highlight in der Nähe von Saarbrücken ist die Völklinger Hütte. Dieses Weltkulturerbe wurde uns von einer jungen Studentin hervorragend erläutert. Einige Bereiche der ehemaligen Eisenhütte wurden Künstlern für ihre Urban Art zur Verfügung gestellt. Es ergeben sich spannende Kontraste.

Bei einer Führung durch die Stadt besuchten wir unter anderem Mahnmale und Stopersteine, die an die Schrecken der Nazi-Zeit erinnern.

Von der barocken Residenzstadt Saarbrücken ist nach dem Krieg nur wenig erhalten geblieben, hier die Ludwigskirche, die zu den bedeutendsten evangelischen Barockkirchen in Deutschlands gehört.

Ein Ausflug nach Mettlach an der Saar lud zu einer Schiffstour und einer Wanderung zur berühmten Saarschleife ein.

Bei einer deutsch-französischen Begegnung kommt die „convivialité“, das gemütliche Beisammensein bei Speis und Trank, nicht zu kurz. Die „auberge espagnole“, das Mitbring-Buffet, ist eine schöne Tradition.

Wir hatten dazu Frau Professor Dr. Sybille Neumann eingelanden, die über den heutigen Alltag in der Grenzregion berichtete: das Erlernen der Sprache des Nachbarn, Pendlerbewegungen, Einkäufe in Deutschland, bzw. Frankreich und vieles mehr.

A la découverte de Sarrebruck et de ses environs (Thierry et Brigitte Becqueriaux)


Quel territoire peut aujourd’hui se targuer d’avoir connu une histoire aussi
mouvementée depuis plus d’un siècle ?
« La Sarre aurait changé huit fois de nationalité en 200 ans, … mais elle n’a jamais
perdu son identité », fait remarquer le patron de l’auberge Zum Stiefel, située en
plein centre de Sarrebruck.
C’est en tout cas, une des spéci icités de la Sarre. Cet espace, inséré entre la
France et l’Allemagne, a connu de nombreux bouleversements de 1870 à la in du
20ème siècle. Dans les temps anciens, il y a eu les Celtes et les Romains et puis,
plus récemment, les guerres de l’époque moderne ont marqué durablement ce
pays, tout en laissant des traces indélébiles.
L’ACLE et le FKL, qui travaillent depuis de nombreuses années au renforcement
des amitiés franco-allemandes, organisent à intervalles réguliers des
déplacements à tour de rôle dans les deux pays. En octobre dernier, les deux
associations avaient projeté de comprendre un peu plus l’histoire de ce Land et
de ses habitants.
Et c’est ainsi que le FKL avait concocté un programme de trois jours dans la ville
de Sarrebruck (Saarbrücken) à destination d’un groupe d’une trentaine de
membres des deux associations. Un programme riche, varié et éclectique qui a
permis aux adhérents des deux associations d’aller à la rencontre de voisins si
proches mais si mal connus.


La capitale la plus verte de l’Allemagne

Car rien de tel qu’une visite sur le terrain pour mieux comprendre le passé d’un
peuple et les évolutions qui en ont émaillé son pays. Celui-ci est devenu
désormais l’un des seize Länder allemands, le plus petit en terme de super icie,
mais sûrement le plus complexe en terme d’évolution.
De telles rencontres sont aussi l’occasion de juger de l’état de la relation franco-
allemande de par delà les frontières.
Ces trois jours passés à Sarrebruck ont donc permis d’allier à la fois les aspects
mémoriels, la visite du musée historique ainsi que celle de la ville, sans oublier la
croisière au il de l’eau sur la Sarre qui a permis de découvrir également les
espaces naturels environnants. Même si Sarrebruck se présente comme « la
capitale régionale la plus verte de l’Allemagne », nos amis colonais n’avaient pasoublié pour autant que ce territoire est riche d’un immense passé industriel, ce
qui explique en partie qu’il fut l’objet de nombreuses convoitises.


Völklinger Hütt au patrimoine culturel mondial de l’Unesco

Les mines ont certes disparu, mais la Sarre conserve néanmoins une forte
activité industrielle à l’image des industries de la métallurgie, de la production
d’acier ou de la porcelaine (Villeroy et Boch par exemple). Elle s’est également
reconvertie dans de nouvelles activités.
Près de Sarrebruck, les hauts fourneaux de Völklinger Hütte, fermés depuis 40
ans, mais entièrement préservés de la destruction, ont été inscrits au patrimoine
culturel mondial de l’UNESCO en 1994.
Leur visite impressionne le visiteur qui ne peut que se sentir tout petit devant un
tel mastodonte d’acier qu’on imagine aisément crachant la fonte en fusion !
L’usine a produit à partir de coke de la fonte et de l’acier depuis 1873 (année de
sa création) jusqu’en 1986 (année de sa fermeture).
Völklinger Hütte est la seule usine sidérurgique au monde datant de l’âge d’or de
l’industrialisation, qui soit entièrement conservée à ce jour. Avec ses nombreux
halls, ses espaces ouverts et l’enchevêtrement de tuyaux, de rails, de passerelles,
elle offre désormais un lieu unique et privilégié pour des expositions
internationales, des festivals ou des concerts.


La forêt interrompue

La ville n’a pas oublié les heures sombres de la deuxième guerre mondiale et la
persécution des juifs. L’arrivée au pouvoir du national socialisme a provoqué
l’exode de nombreux juifs de l’Allemagne vers la Sarre (française à l’époque), et
malgré les accords de Rome les préservant de la discrimination, un certain
nombre d’entre eux n’ont pas échappé à la déportation.
Pour perpétuer la mémoire de ces heures sombres, le groupe a donc parcouru le
mémorial de « la forêt interrompue ».
Constitué de 40 troncs d’arbres en bronze représentant « une forêt du souvenir »,
il contraste avec « la forêt naturelle » de saphoras du Japon élancés qui s’élèvent
sur la Rabbiner-Rülf-Platz.
Non loin de là, devant la synagogue de la ville, un mur de noms sous forme de
ruban métallique rend hommage aux milliers de juifs assassinés et déportés de
la ville.
Une résidence baroque

L’existence de Sarrebruck est attestée pour la première fois en 999.
Et c’est en visitant le château dans la vieille ville, surplombant le quartier Saint
Jean (le véritable poumon commercial de la ville), qu’on prend conscience de son
histoire. D’un simple château fort à l’origine, il a d’abord été transformé au 17ème siècle
en château Renaissance. Détruit, ce dernier a été reconstruit au 18ème siècle en
une résidence baroque qui a subi néanmoins les affres du temps et des
incendies. Depuis 1989, il a retrouvé sa splendeur et fait of ice aujourd’hui de
centre administratif, de centre culturel et de lieu de manifestations.
En 1993, des étudiants en art plastique ont créé devant le château, en guise de
manifestation contre le racisme, « la place du mémorial invisible ». Ils ont
encastré sur la place du château 2146 pavés après avoir gravé, sur leur face
inférieure, les noms de 2146 cimetières juifs.
Un seul regret toutefois, enterrées, les inscriptions ne sont pas visibles !
Adossé sur le lanc droit du château, le musée historique de la Sarre nous a
accueillis pour une visite au pas de course.
Cette visite, que chacun d’entre nous a quand même pu prolonger à sa guise, a
permis une plongée captivante- quoique parfois un peu désordonnée dans la
muséographie- dans l’histoire de la Sarre, du Moyen-âge au 20 ème siècle.


Une des plus belles églises protestantes baroques

Mais on ne peut pas visiter Sarrebruck sans entrer dans l’église protestante
Ludwigskirche, située au centre d’une place où se tenait ce jour-là le marché
hebdomadaire.
Notre guide est ier de nous monter une pièce de deux euros à l’ef igie du temple
protestant !
Celui-ci passe en effet pour être l’une des église baroques protestantes les plus
belles d’Allemagne au style le plus pur, comparable à celles de Hambourg et de
Dresde.
Elle forme avec les bâtiments qui l’entourent (siège de la présidence du Land) un
ensemble baroque achevé en 1775. Ayant subi quelques dégâts légers durant la
révolution française, elle fut entièrement détruite pendant la deuxième guerre
mondiale. Elle fut néanmoins reconstruite à l’identique, reprenant au mieux les
exigences du culte protestant des 17 et 18 ème siècles (une forme de croix aux
dimensions à peu près égales ).
Au centre de cette croix, se trouve l’oeil doré de Dieu situé au sommet de la
coupole.


Une auberge espagnole
Mais une rencontre franco-allemande pleinement réussie ne peut se concevoir
sans ses moments de convivialité !
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés un soir pour une auberge espagnole
(avec des spécialités culinaires allemandes et françaises rapportées par chacun
des participants), dans une ambiance des plus conviviales et au cours de laquelle
on a reçu le Docteur Mme Sybille Neuman qui a évoqué les particularismeslinguistiques de la Sarre dans l’enseignement, ainsi que les spéci icités des
échanges commerciaux entre la France et la Sarre.
Le dîner de clôture de ce week end s’est déroulé dans une brasserie très
ancienne de Sarrebruck qui propose à ses clients des plats typiques de la Sarre,
comme le Saarländiche Ge illde (boulettes de pomme de terre farcies de viande
hachée épicée, servies avec une sauce à la crème au lard, et de la choucroute), et
en dessert une spécialité viennoise le Eismarillenknödel, (Boules de glace vanille
roulées dans des noisettes hachées, et fourrées d’un coeur à l’abricot).
Le bâtiment, fort de ses 320 ans d’histoire, abrite aujourd’hui cette brasserie.
Cependant, au cours de sa longue vie il a eu beaucoup de destinées différentes. Il
existe en effet à cet endroit là depuis 1702, et aujourd’hui c’est la 9ème
génération de la famille Bruch qui est à la tête de cette brasserie.
Elle se présente aujourd’hui comme « un simple moment d’histoire de la Sarre ».


Thierry BECQUERIAUX avec la complicité de Brigitte
LE 16 Octobre 2026


ENCADRE
Une histoire des plus mouvementée
Avec ses 183 000 habitants, Sarrebruck est le principal centre économique
universitaire et culturel de la Sarre.
La Sarre fut française entre 1802 et 1804 (République) puis passa sous la
domination de l’empire français 1804-1815 avant de tomber dans l’escarcelle du
royaume de Prusse (1815-1822) (grand duché du Bas Rhin) et de 1822 à 1918
(Province de Rhénanie ).
Puis sous domination de la république de Weimar (1918-1920) avant de devenir le
territoire du bassin de la Sarre (1920 -1935), puis d’être sous domination du Reich
allemand (1935-1945). Elle fut sous protectorat de Sarre de 1947 à 1957 avant de
devenir en in un des 16 Länder allemands.
L’histoire originale de la Sarre au XXe siècle it de Sarrebruck une capitale d’Etat à
plusieurs reprises. Elle a rejoint la RFA en 1957 en devenant dans le même temps la
capitale du Land. Longtemps tournée vers les industries lourdes, située au centre d‘un important
bassin charbonnier, la ville connut un développement important pendant les deux
révolutions industrielles.
Mais subit également le contrecoup dans les années 1980. Aujourd’hui la ville se
reconvertit dans de nouvelles activités comme la chimie, la construction ou
l’agroalimentaire.

Übersetzung des Textes durch deepL

Auf Entdeckungsreise durch Saarbrücken und Umgebung

Welche Region kann heute von sich behaupten, seit über einem Jahrhundert eine so bewegte Geschichte erlebt zu haben?

„Das Saarland soll in 200 Jahren achtmal die Staatsangehörigkeit gewechselt haben, … aber es hat nie seine Identität verloren“, bemerkt der Wirt des Gasthauses „Zum Stiefel“, das sich mitten im Zentrum von Saarbrücken befindet. Das ist jedenfalls eine der Besonderheiten des Saarlandes. Diese Region, eingebettet zwischen Frankreich und Deutschland, erlebte von 1870 bis zum Ende des 20. Jahrhunderts zahlreiche Umwälzungen. In früheren Zeiten gab es die Kelten und die Römer, und dann, in jüngerer Zeit, haben die Kriege der Neuzeit dieses Land nachhaltig geprägt und dabei unauslöschliche Spuren hinterlassen

Die ACLE und der FKL, die sich seit vielen Jahren für die Stärkung der deutsch-französischen Freundschaft einsetzen, organisieren in regelmäßigen Abständen abwechselnd Reisen in beide Länder. Im vergangenen Oktober hatten die beiden Vereine vor, die Geschichte dieses Bundeslandes und seiner Einwohner etwas besser kennenzulernen. Und so hatte der FKL ein dreitägiges Programm in der Stadt Saarbrücken für eine Gruppe von etwa dreißig Mitgliedern beider Vereine zusammengestellt. Ein reichhaltiges, abwechslungsreiches und vielseitiges Programm, das es den Mitgliedern beider Vereine ermöglichte, Nachbarn kennenzulernen, die zwar so nah, aber doch so wenig bekannt sind.

Die grünste Hauptstadt Deutschlands

Denn nichts geht über einen Besuch vor Ort, um die Vergangenheit einesVolkes und die Entwicklungen, die sein Land geprägt haben, besser zu verstehen. Dieses ist mittlerweile eines der sechzehn deutschen Bundesländer, das flächenmäßig kleinste, aber sicherlich das komplexeste in Bezug auf seine Entwicklung. Solche Begegnungen bieten auch die Gelegenheit, den Stand der deutsch-französischen Beziehungen jenseits der Grenzen einzuschätzen.

Diese drei Tage in Saarbrücken ermöglichten es daher, sowohl Aspekte der Erinnerungskultur als auch den Besuch des historischen Museums und der Stadt miteinander zu verbinden, ganz zu schweigen von der Bootsfahrt auf der Saar, bei der man auch die umliegenden Naturräume entdecken konnte. Auch wenn sich Saarbrücken als „die vergessene Hauptstadt“ präsentiert, ist diese Region doch reich an einer immensen industriellen Vergangenheit, was zum Teil erklärt, warum sie Gegenstand zahlreicher Begehrlichkeiten war.

Die Völklinger Hütte im UNESCO-Weltkulturerbe

Die Bergwerke sind zwar verschwunden, doch das Saarland verfügt nach wie vor über eine starke Industriepräsenz, wie beispielsweise in der Metallindustrie, der Stahlproduktion oder der Porzellanherstellung (zum Beispiel Villeroy & Boch). Es hat sich zudem auf neue Wirtschaftszweige umgestellt.

In der Nähe von Saarbrücken wurden die Hochöfen der Völklinger Hütte, die seit 40 Jahren stillgelegt, aber vollständig vor dem Verfall bewahrt sind, 1994 in das UNESCO-Weltkulturerbe aufgenommen.Ein Besuch dort beeindruckt den Besucher, der sich angesichts eines solchen Stahlkolosses, den man sich leicht vorstellen kann, wie er geschmolzenes Roheisen ausspuckt, nur winzig klein fühlen kann!

Das Werk produzierte von 1873 (dem Jahr seiner Gründung) bis 1986 (dem Jahr seiner Schließung) aus Koks Roheisen und Stahl. Die Völklinger Hütte ist das weltweit einzige Stahlwerk aus der Blütezeit der Industrialisierung, das bis heute vollständig erhalten geblieben ist. Mit ihren zahlreichen Hallen, Freiflächen und dem Gewirr aus Rohren, Schienen und Laufstegenbietet sie heute einen einzigartigen und privilegierten Ort für internationale Ausstellungen, Festivals oder Konzerte.

Der unterbrochene Wald

Die Stadt hat die dunklen Stunden des Zweiten Weltkriegs und die Verfolgung der Juden nicht vergessen. Der Machtantritt des Nationalsozialismus führte zur Flucht zahlreicher Juden aus Deutschland ins Saarland (das damals zu Frankreich gehörte), und trotz der Abkommen von Rom, die sie vor Diskriminierung schützen sollten, entging eine gewisse Anzahl von ihnen der Deportation nicht.

Um die Erinnerung an diese dunklen Zeiten wachzuhalten, besuchte die Gruppe daher die Gedenkstätte „Der unterbrochene Wald“. Sie besteht aus 40 Baumstämmen aus Bronze, die einen „Wald der Erinnerung“ darstellen, und steht im Kontrast zum „natürlichen Wald“ aus schlanken japanischen Saphora-Bäumen, die sich auf dem Rabbiner-Rülf-Platz erheben. Nicht weit davon entfernt, vor der Synagoge der Stadt, würdigt eine Wand mit Namen in Form eines Metallbandes die Tausenden von Juden, die ermordet und aus der Stadt deportiert wurden.

Eine barocke Residenz

Saarbrücken wurde erstmals im Jahr 999 urkundlich erwähnt.Und erst beim Besuch des Schlosses in der Altstadt, das das Viertel Saint Jean (das eigentliche wirtschaftliche Herz der Stadt) überragt, wird einem seine Geschichte bewusst.

Ursprünglich eine einfache Burg, wurde sie im 17. Jahrhundert zunächst zu einem Renaissance-schloss umgebaut. Nach dessen Zerstörung wurde es im 18. Jahrhundert zu einer Barockresidenz wiederaufgebaut, die jedoch unter den Spuren der Zeit und durch Brände litt. Seit 1989 hat es seinen früheren Glanz wiedererlangt und dient heute als Verwaltungszentrum, Kulturzentrum und Veranstaltungsort.

1993 schufen Kunststudenten vor dem Schloss alsProtest gegen Rassismus den „Platz des unsichtbaren Denkmals“. Sie verlegten auf dem Schlossplatz 2.146 Pflastersteine, nachdem sie auf deren Unterseite die Namen von 2.146 jüdischen Friedhöfen eingraviert hatten.Ein einziges Bedauern gibt es jedoch: Da die Pflastersteine im Boden vergraben sind, sind die Inschriften nicht sichtbar!

An den „Blanc droit“ des Schlosses geschmiegt, empfing uns das Historische Museum des Saarlandes zu einem rasanten Rundgang. Dieser Rundgang, den jeder von uns dennoch nach Belieben verlängern konnte, ermöglichte einen fesselnden – wenn auch in der Museografie manchmal etwas ungeordneten – Einblick in die Geschichte des Saarlandes vom Mittelalter bis ins 20. Jahrhundert.

Eine der schönsten protestantischen Barockkirchen

Aber man kann Saarbrücken nicht besuchen, ohne die protestantische Ludwigskirche zu betreten, die inmitten eines Platzes liegt, auf dem an diesem Tag der Wochenmarkt stattfand. Unser Reiseleiter ist stolz uns zu zeigen, wie man eine Zwei-Euro-Münze in die Opferbox derprotestantischen Kirche wirft! Diese gilt nämlich als eine der schönsten protestantischen Barockkirchen Deutschlands im reinsten Stil, vergleichbar mit denen in Hamburg und Dresden. Zusammen mit den sie umgebenden Gebäuden (Sitz der Landesregierung) bildet sie ein barockes Ensemble, das 1775 fertiggestellt wurde. Nachdem sie während der Französischen Revolution leichte Schäden erlitten hatte, wurde sie im Zweiten Weltkrieg vollständig zerstört. Sie wurde jedoch originalgetreu wieder aufgebaut, wobei die Anforderungen des protestantischen Gottesdienstes des 17. und 18. Jahrhunderts (eine Kreuzform mit annähernd gleichen Abmessungen) so gut wie möglich berücksichtigt wurden. Im Zentrum dieses Kreuzes befindet sich das vergoldete Auge Gottes, das an der Spitze der Kuppel thront.

Eine „auberge espagnole“

Doch ein rundum gelungenes deutsch-französisches Treffen ist undenkbar ohne gesellige Momente!

So trafen wir uns an einem Abend zu einem Buffet (mit deutschen und französischen Spezialitäten, die jeder der Teilnehmer mitgebracht hatte) in einer äußerst geselligen Atmosphäre, bei dem die sprachlichen Besonderheiten des Saarlandes im Unterricht sowie die Besonderheiten des Handels zwischen Frankreich und dem Saarland thematisiert wurden.

Das Abschlussessen dieses Wochenendes fand in einer sehr alten Brasserie in Saarbrücken statt, die ihren Gästen typische saarländische Gerichte anbietet,wie das „Saarländische Gebilde“ (mit gewürztem Hackfleisch gefüllte Kartoffelklöße, serviert mit einer Speck-Sahnesauce und Sauerkraut) sowie als Dessert eine Wiener Spezialität, den Eismarillenknödel (Vanilleeis-Kugeln,in gehackten Haselnüssen gewälzt und mit einem Aprikosenkern gefüllt).

Das Gebäude, das auf eine 320-jährige Geschichte zurückblicken kann, beherbergt heute diese Brauerei. Im Laufe seines langen Bestehens hatte es jedoch viele verschiedene Bestimmungen. Essteht tatsächlich bereits seit 1702 an diesem Ort, und heute leitet die 9. Generation der Familie Bruch diese Brauerei. Sie präsentiert sich heute als „ein kleiner Moment der saarländischen Geschichte“.

Thierry BECQUERIAUX in Zusammenarbeit mit Brigitte

16. Oktober 2026

Weitere Informationen

Eine äußerst bewegte Geschichte

Mit seinen 183.000 Einwohnern ist Saarbrücken das wichtigste Wirtschafts-,Hochschul- und Kulturzentrum des Saarlandes.Das Saarland gehörte von 1802 bis 1804 zu Frankreich (Republik) und stand anschließend von1804 bis 1815 unter der Herrschaft des französischen Kaiserreichs, bevor es in den Besitz des Königreichs Preußen (1815–1822) (Großherzogtum Niederrhein) und von 1822 bis 1918 (Provinz Rheinland). Anschließend stand es unter der Herrschaft der Weimarer Republik (1918–1920), bevor es zum Gebiet des Saarbeckens (1920–1935) wurde und schließlich unter die Herrschaft des Deutschen Reiches (1935–1945) fiel. Von 1947 bis 1957 stand es unter dem Saar-Protektorat, bevor es schließlich zu einem der 16 deutschen Bundesländer wurde.

Die einzigartige Geschichte des Saarlandes im 20. Jahrhundert machte Saarbrücken mehrfach zurLandeshauptstadt. 1957 schloss es sich der BRD an und wurde gleichzeitig zur Landeshauptstadt. Als Zentrum der Schwerindustrie, gelegen inmitten eines bedeutenden Kohlebeckens, erlebte die Stadt während der beiden industriellen Revolutionen einen bedeutenden Aufschwung.In den 1980er Jahren litt sie jedoch auch unter den Folgen des industriellen Wandels. Heute stellt sich die Stadt auf neue Wirtschaftszweige wie die chemische Industrie, das Baugewerbe oder die Lebensmittelindustrie ein.

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